another of the poems sam learns

Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte,

Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils,

Les mille insectes

Bougent et butinent dans le soleil.

Oh la merveille de leurs ailes qui brillent

Et leur corps fin comme une aiguille

Et leurs pattes et leurs antennes

Et leur toilette quotidienne

Sur un brin d’herbe ou de roseau !

Sont-ils précis, sont-ils agiles !

Leur corselet d’émail fragile

Est plus changeant que les courants de l’eau ;

Grâce à mes yeux qui les reflètent

Je les sens vivre et pénétrer en moi

Un peu ; Oh leurs émeutes et leurs jeux

Et leurs amours et leurs émois

Et leur bataille, autour des grappes violettes !

from
Autour de ma maison
by
Émile VERHAEREN
AND now another…
Le hérisson
Bien que je sois très pacifique,
Ce que je pique et pique et pique,
Se lamentait le hérisson.
Je n’ai pas un seul compagnon.
Je suis pareil à un buisson,
Un tout petit buisson d’épines
Qui marcherait sur des chaussons.
J’envie la taupe, ma cousine,
Douce comme un gant de velours
Émergeant soudain des labours.
Il faut toujours que tu te plaignes,
Me reproche la musaraigne.
Certes, je sais me mettre en boule
Ainsi qu’une grosse châtaigne,
Mais c’est surtout lorsque je roule
Plein de piquants sous un buisson,
Que je pique et pique et repique,
Moi qui suis si, si pacifique,
Se lamentait le hérisson.

Maurice CAREME

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